Interview de Nolween Eawy

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire? 

J’ai énormément de phobies, la plupart relatives à mon enfance. Elles sont totalement irrationnelles mais je les ressens comme un handicap, car elle m’empêche, au quotidien, de m’ouvrir au monde « réel » et à la société. Je vis un peu comme une recluse, chez moi et l’écriture est le seul moyen que j’ai trouvé pour me sortir de cette « prison », pour exorciser ces peurs insensées. Quand je suis devant mon ordinateur et cette page blanche, je me sens, enfin, maîtresse de mes actes et de mes émotions.

Est-ce une passion qui occupe votre temps libre ou souhaitez-vous en faire un métier? 
Idéalement, je n’aimerais faire que cela. Qu’on me laisse écrire tant que j’en ai envie, sans contrainte de temps, d’espace ou de résultat. C’est en ce sens que l’idée d’en faire un métier est à la fois séduisante et terrifiante. Je n’aimerais pas que cette passion dévorante se transforme en une contrainte, économique ou artistique. Je crains d’y perdre un peu de cette flamme qui m’anime lorsque je pose mes mains sur un clavier.

Qu'est ce qui vous plaît le plus dans le geste d'écrire? 
Un sentiment de liberté totale.

Quel est votre genre d'écriture (roman, nouvelle, poésie, conte fantasy...)? 
Vaste question. Elle m’a été posée, il y a quelques mois, par une éditrice parisienne qui cherchait désespérément à me faire rentrer dans une de ces cases. Je peux la comprendre, difficile d’imaginer vendre un livre si on ne sait pas dans quelle rubrique le ranger. J’ai été confronté à ce dilemme. Mon premier recueil de nouvelles est assez proche du thriller mélangé à un peu de terreur assorti d’une pointe de fantastique. Le second sera je le pense, beaucoup plus axé « horreur». Je peux facilement décrire les genres dans lesquels je n’écris pas. Je n’écrirais jamais de poésie ou de roman d’amour. Pour le reste, je n’ai aucune envie de m’enfermer dans des cases, mon cerveau fourmille de bien trop d’histoires différentes.

Avez-vous déjà envoyé des textes à des éditeurs? Et si oui, avez-vous reçu des réponses? 
J’ai en effet déjà envoyé mon premier recueil à plusieurs éditeurs. Je n’ai, pour le moment, reçu de réponses que de la part de sociétés d’éditions désireuses de me soutirer des sommes d’argents assez importantes. J’ai fait, en connaissance de cause, le choix de l’autoédition car je ne suis absolument pas attirée par l’édition « à compte d’auteur ». Cela ne me semble pas assez cadrer avec l’idée que je me fais d’un groupe de personne qui croirait véritablement en mon talent. Evidemment, si un éditeur sérieux me fait un signe, je n’hésiterais pas.

Si vous deviez donner une impression globale sur le monde de l'édition et sur les éditeurs prestigieux, quels seraient vos mots? 
Un seul mot en l’occurrence, inaccessible. Je m’explique. Je ne veux pas jouer la « rebelle » de service, car je serais la première ravie si un éditeur sérieux (prestigieux ou non) me donnait ma chance, mais j’ai le sentiment que le monde de l’édition actuel est beaucoup trop conditionné par les modes et les faits d’actualité. Qu’il s’agisse d’un candidat issu de la téléréalité qui parle de son nombril, d’un homme politique qui règle des comptes ou d’un homme de télévision désabusé, j’ai le sentiment qu’on s’éloigne un peu de la littérature telle que je la conçois. En outre, chez les éditeurs prestigieux, je remarque tous les ans les même noms apparaître et être mis à l’honneur. Même s’il ne s’agit pas de moi, je serais vraiment ravie de voir plus de diversité chez certains éditeurs. Donnez leur chance à de nouveaux auteurs.

Avez-vous déjà des textes en ligne sur Internet? Participez-vous par la même occasion à des forums d'auteurs? Avez-vous même un blog un site personnel où les internautes peuvent vous lire? 
Oui, j’ai mis 2 extraits de mon recueil sur Internet (adresse en fin d’interview). J’ai également un site web (www.nolween-eawy.com) et un blog consacré à mes textes (www.eawy-blog.com). Ce support médiatique, qui est en train de totalement bouleverser les modèles économiques « classiques » de l’édition (et de bien d’autres domaines), me sert énormément pour faire connaître et vendre mon livre grâce à de nouveaux outils. C’est d’ailleurs par ce biais que j’ai enfin osé me lancer et sortir mon premier recueil. 
Je participe assez régulièrement à des forums d’auteurs et de critiques littéraires mais récemment, j’ai pu observer un changement important dans la psychologie des participants. Les commentaires deviennent beaucoup plus agressifs et les critiques beaucoup moins constructives (négatives ou positives) qu’avant. Cet état d’esprit ne me plaît pas et j’avoue que je commence à espacer mes participations.

Des éditeurs et des agents littéraires sont abonnés au magazine et par conséquent ils vont vous lire. Que souhaiteriez-vous leur dire?
J’ai déjà commencé à développer un message lors de ma réponse à la question précédente sur mon impression globale. J’aimerais voir les éditeurs et agents littéraires sérieux (je ne mène pas une croisade contre certaines maisons « d’éditions » malhonnêtes mais beaucoup d’amis ont eut de très mauvaises expériences) donner leur chance à de nouveaux talents, et plus égoïstement, s’il peut s’agir de moi, j’en serais ravie. A bon entendeur …
http://www.nolween-eawy.com/http://www.eawy-blog.com/shapeimage_10_link_0shapeimage_10_link_1
Interview de Sophie Anderse


Qu'est ce qui vous a poussé à écrire? 
Pourquoi écrire un livre, tout à coup, alors que rien de particulier ne vous y prédestinait jusqu’alors ? Sans doute parce que le besoin s’impose tout à coup de témoigner, d’écrire à la fois pour soi-même et pour les autres le récit d’une tranche très importante de sa vie…
Un « divan pour vivre debout » est l’enfant de ce désir soudain qui m’a poussée à raconter comment je suis passée, grâce à une psychanalyse, des larmes au rire ou, tout du moins, à l’espoir…
Trente années ou presque de galères, de joies mais aussi et surtout d’angoisses, de régressions, de peurs inavouables d’être moi-même alors que je pensais n’être rien ! Mais un jour, poussée par la crainte de souffrir toute une vie et de faire souffrir celui que j’aimais au point de le perdre, l’audace et le courage m’ont aidée à pousser la porte d’une psychanalyste et à m’allonger sur son divan…
Le livre est l’histoire de cette rencontre qui m’a permis, peu à peu, de reprendre en main les rênes de ma vie. Mais c’est aussi l’histoire d’une vie semblable à bien d’autres, avec ses moments de bonheur, d’amitié, d’amour et d’ouverture sur les autres, et ces étranges instants longs comme l’éternité où tout peut basculer dans la dépression, l’angoisse du néant, les hallucinations, la peur de tout et de soi-même…
La psychanalyse fait l’objet de beaucoup de débats et de théories…ce roman a la modeste ambition de contribuer à ces réflexions en racontant une expérience de plus de dix années sur un divan. Bien sûr, tout passe par l’enfance et l’analyse des relations que l’on a entretenues avec ses deux parents. C’est peu de dire que le manque d’amour ou le « faux amour » laisse des traces quasi indélébiles qui se traduisent par un manque cruel d’estime de soi !
Mais le chemin des rêves, le retour sur les racines archaïques qui vous font remonter à vos ancêtres et à leur histoire parfois singulière, les allers et retours permanents entre le présent et le passé, l’évocation et l’analyse des souvenirs heureux ou douloureux, l’apprentissage laborieux d’un amour maternel a priori impossible…tout cela permet peu à peu de progresser dans la connaissance de soi-même et de découvrir en soi les secrètes richesses qui vont ouvrir la porte à la construction d’un futur enfin possible…


Est-ce une passion qui occupe votre temps libre ou souhaitez-vous en faire un métier? 
Jusqu'à présent, c'est une passion qui occupait mon temps libre...mais, comme je commence une deuxième vie où le temps libre sera plus important...je n'exclus rien!

Qu'est ce qui vous plaît le plus dans le geste d'écrire? 
Dans la vie, l'essentiel à mes yeux réside dans les émotions, les sentiments...sans émotion, pas de sel, tout est dur, cynique...Alors, faire partager mes émotions à mes lecteurs potentiels, n'est-ce pas, en quelque sorte, vivre deux fois, mille fois?

Quel est votre genre d'écriture (roman, nouvelle, poésie, conte fantasy...)? 
roman à caractère plutôt autobiographique, jusqu'ici...mais ma deuxième vie pourrait me permettre d'essayer aussi les pièces de théâtre...cela me permettrait de combiner mes passions, puisque je suis aussi actrice (amateur...pour l'instant) à mes moments perdus!

Avez-vous déjà envoyé des textes à des éditeurs? Et si oui, avez-vous reçu des réponses? *
Les éditions "Le Manuscrit" ont publié mon premier roman: "Un divan pour vivre debout", sous le pseudonyme de Sophie Anderse. Je l'ai dédicacé au Salon du Livre de la porte de Versailles le 16 mars dernier. 

Si vous deviez donner une impression globale sur le monde de l'édition et sur les éditeurs prestigieux, quels seraient vos mots? 
C'est un monde difficile lorsqu'on est amateur, comme moi! 
Evidemment, les éditeurs en ligne sont plus accessibles...mais la promotion du livre est entièrement à la charge de l'auteur...et ce n'est pas facile non plus...

Avez-vous déjà des textes en ligne sur Internet? Participez-vous par la même occasion à des forums d'auteurs? Avez-vous même un blog un site personnel où les internautes peuvent vous lire? 
Je vous renvoie à mon blog sur le site des éditions "Le Manuscrit":
http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idauteur=7115
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7677
Mais aussi au site"La Psychanalyse en mouvement" qui a mis en ligne un résumé très complet de mon livre:
http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/news.php?lng=fr&pg=&id=3

Des éditeurs et des agents littéraires sont abonnés au magazine et par conséquent ils vont vous lire. Que souhaiteriez-vous leur dire? 
Aujourd'hui, la plupart des gens vivent dans l'instant... ils zappent d'une émission à l'autre, d'un amour à un autre, d'un travail à un autre...sans vraiment prendre le temps de la réflexion, de l'analyse...la mode "bling bling" fait des ravages et renforce encore cette caractéristique de notre époque.

La psychanalyse, qui m'a aidée à trouver et à suivre mon chemin dans ma propre vie est à l'opposé de cette tendance. C'est aussi pour cette raison qu'elle est maintenant tant décriée, alors qu'elle a fait l'objet de toutes les attentions dans les décennies précédentes.

Pourtant, pour l'avoir expérimentée moi-même, je crois qu'elle peut vraiment aider à mieux se connaitre et à vivre, enfin, selon ses désirs les plus profonds...j'aimerais que mon livre puisse apporter ce témoignage à mes lecteurs et les aide dans leur propre quête d'eux-mêmes.


http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idauteur=7115http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7677http://www.psychanalyse-en-mouvement.net/news.php?lng=fr&pg=&id=3shapeimage_14_link_0shapeimage_14_link_1shapeimage_14_link_2
Interview de Régine B


Qu'est ce qui vous a poussé à écrire? 
Depuis toujours j'ai des histoires qui se bousculent dans la tête, et j'ai un besoin viscéral de les transcrire sur papier. C'est comme pour respirer, j'en ai besoin pour vivre sinon je ne suis pas moi-même.
Est-ce une passion qui occupe votre temps libre ou souhaitez-vous en faire un métier? *
C'est une passion qui me prends du temps, et j'aimerais qu'elle devienne un métier car celui que j'exerce actuellement est loin de l'écriture et me prends sur le temps de ma passion !!

Qu'est ce qui vous plaît le plus dans le geste d'écrire? 
De pouvoir créer des personnages. Je m'attache facilement à mes personnages. J'ai toujours du mal à écrire le mot fin car je sais que c'est une sorte d'adieu à ces personnes que j'ai créée. Enfin, j'apprécie le fait de pouvoir faire partager une histoire, de faire rêver quelques instants.

Quel est votre genre d'écriture (roman, nouvelle, poésie, conte fantasy...)? 
j'en ai plusieurs, j'ai commencé par des chansons, des poèmes, puis peu à peu je suis venue aux nouvelles, pour finir aux romans.
J'ai trouvé ma voie dans la fantasy, mais j'ai écris aussi dans un roman policier que j'ai tenté. J'écris toujours des poèmes entre deux et des nouvelles, cela dépend de mon inspiration du moment.

Avez-vous déjà envoyé des textes à des éditeurs? Et si oui, avez-vous reçu des réponses? 
J'ai envoyé mon premier roman aux éditions le manuscrit, sans vraiment songer que j'aillais être publiée, c'était juste pour avoir leur avis. mes deux premiers romans Fantasy y sont publiés. J'ai voulu privilégier les envois de manuscrits par mail car en coût cela me revenait moins cher.
Je ne comprends pas pourquoi la plupart des éditions traditionnelles ne le font pas. Je le regrette. 
Dernièrement j'avais l'intention d'envoyer mon roman policier et celui dont je suis en train de finir vers des éditions plus traditionnelles.

Si vous deviez donner une impression globale sur le monde de l'édition et sur les éditeurs prestigieux, quels seraient vos mots? 
Ils devraient privilégier les nouvelles technologies comme le net pour l'envoie des manuscrits, et être moins élitistes. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas un nom connu que le roman n'est pas bon !!
Avez-vous déjà des textes en ligne sur Internet? Participez-vous par la même occasion à des forums d'auteurs? Avez-vous même un blog un site personnel où les internautes peuvent vous lire? *
Oui j'ai un blog où j'ai mis la plupart de mes poèmes et mes nouvelles. 
J'ai aussi un myspace où j'ai mis quelques textes. Je participe aussi quand je peux à un forum nouvelles poésies...un très bon site.
enfin j'ai mis en ligne mon manuscrit SRHN LE POISON sur le site Bookandwrite (temporairement indisponible) où j'ai participé au Top book....

Des éditeurs et des agents littéraires sont abonnés au magazine et par conséquent ils vont vous lire. Que souhaiteriez-vous leur dire? 
Donnez-moi ma chance pour que je puisse écrire toutes les histoires que j'ai encore à écrire, et dites-moi ce que je dois faire pour m'améliorer et pour vous plaire ? Et n'oubliez pas d'aller visiter le site Book and write pour lire mon manuscrit SRHN LE POISON !! www.bookandwrite.com





http://www.bookandwrite.comshapeimage_15_link_0
JE DEVIENS ADDICT !La_communaute_BSC_NEWS.html
La_communaute_BSC_NEWS.html
Interviews_BSC_2.html

RETROUVEZ LE SITE OFFICIEL DU BSC NEWS MAGAZINE  en cliquant

ci-dessous

www.bscnews.fr